Les transports à travers le temps

De Ecole de Plourin

EVOLUTION DE L'AUTOMOBILE

INTRODUCTION

Le moyen de transport terrestre le plus ancien est sans doute le portage humain. Par la suite l'homme a aussi utilisé les animaux pour l'aider : le bœuf, domestiqué dès le Ve millénaire av. J.-C., sera utilisé pour tirer des charges. L'âne domestiqué au IVe millénaire av. J.-C., servira à tirer et à porter des charges ou des personnes. Le cheval, animal de luxe au IIe millénaire av. J.-C., sera plus couramment utilisé par la suite.

DES DILIGENCES... AUX VOITURES SANS CHEVAUX

La diligence peut transporter une quinzaine de personnes. Les bagages étant remisés sur le toit sous une bâche. Les diligences reliaient Paris aux grandes villes. En 1850, il fallait 3 jours pour aller de Paris à Lyon.

UNE ENERGIE NOUVELLE : LA VAPEUR

Dès la fin du 17e siècle, Denis Papin avait découvert que la vapeur résultant de l'eau qui bout peut fournir de l'énergie et il avait fabriqué une sorte de marmite, ancêtre de nos auto-cuiseurs. Mais il faudra attendre la fin du 18e siècle pour voir une machine à vapeur assez perfectionnée.

COMMENT FONCTIONNE UNE MACHINE A VAPEUR ?

L'eau chauffée dans la chaudière produit de la vapeur. Celle-ci passe dans le cylindre et pousse le piston qui met la roue en mouvement.

LES PROGRES TECHNIQUES

Depuis la Révolution industrielle, des inventions ont considérablement amélioré les transports. L'industrialisation a accru le besoin d'échanges de marchandises et de déplacements. Nicolas Cugnot (1725 – 1804), ingénieur français, invente la première automobile à vapeur en 1770.


LA VOITURE A VAPEUR DE CUGNOT (1771)

Elle a été la première voiture automobile. Mais elle était lourde, peu maniable, peu rapide : elle ne faisait que 4 km/h ! Aussi ne fut-elle pas utilisée.

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LA MANCELLE DES BOLLEE (1878)

Elle fonctionne aussi à la vapeur. Il y avait un conducteur à l'avant, un chauffeur à l'arrière. Mais elle avait un inconvénient grave : le poids de l'eau et du combustible qu'il fallait transporter.

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Le moteur à explosion a été inventé par Lenoir en 1860. C'était un moteur à gaz. Il est adapté à l'essence par Daimler et Benz en 1885 et surtout Forest en 1891. Grâce au pétrole, le moteur à explosion fournissait, à la différence de la machine à vapeur, une grande puissance pour un faible encombrement du moteur et du combustible.

LE TRIOMPHE DE L'OBEISSANTE

L' Obéissante est le nom du premier véhicule routier à vapeur, construit en 1873 par Amédée Bollée, photographiée en 1875.

On le considère comme l'ancêtre de l'automobile, ou voiture, (véhicule terrestre se propulsant lui-même à l'aide d'un moteur). Pesant 4800 kg et offrant 12 places, elle pouvait atteindre 40 km/h en palier. Grâce à son changement de vitesse, elle pouvait gravir une côte de 12% à faible vitesse. Le 26 mars 1873, Amédée Bollée sollicita du préfet de la Sarthe l'autorisation de faire circuler sa « voiture locomobile » dans le département. Cela nécessita de nombreuses démarches administratives et c'est le ministre des travaux publics Eugène Caillaux qui donna son accord le 26 août 1875. Il rallia Paris en 18 h, fut arrêté à chaque changement de département. Son arrivée à Paris eut un succès considérable, car le fonctionnement régulier et silencieux de son véhicule tranchait avec les expériences automobiles de l'époque. Toutefois, la circulation d'automobile n'étant pas prévue par le code de la route, il écopa de 75 contraventions. Ce problème fut rapidement résolu par une démonstration publique avec le préfet de police à bord. L'Obéissante fut la première automobile privée à être autorisée à circuler dans Paris. Une communication à l'Académie des Sciences donnant tous les détails de sa construction reçut les félicitations du monde scientifique, mais aucun véhicule de ce type ne fut commandé à Amédée Bollée. Il fabriqua d’autres voitures "sans chevaux" et quelques trains routiers, les ancêtres de nos semi-remorques modernes, jusqu’en 1885.

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LA DIMINUTION DU TEMPS DE TRANSPORT

Sur les voies romaines, on pouvait parcourir 100 kms par jour. Au début du XIX siècle, avec la « poste rapide », 250 kms par jour. Dès 1900, en Europe, on pouvait parcourir 1200 kms par jour. L'électrification, inaugurée audébut du XX ème siècle, a augmenté la vitesse et la puissance.

DES AUTOS DE PLUS EN PLUS RAPIDES

LA JAMAIS CONTENTE

Le 100 à l'heure est réalisé pour la première fois au monde avec la voiture électrique « LA JAMAIS CONTENTE » en 1899 mais la vitesse courante de 75 kms/h ne sera atteinte que vers 1914.

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La traction avant d'André Citroën en 1934 (vitesse 115 kms/h). Elle est très en avance pour l'époque : c'est en effet la première voiture sur laquelle les roues avant sont les roues motrices, ce qui lui assure une meilleure tenue de route.

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La D.S. 19 (plus de 150 kms/h à sa sortie en 1955, fait la même sensation que la Traction Avant 21 ans plus tôt.

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L'ACCROISSEMENT DU PARC AUTOMOBILE

Les progrès techniques modifient les modes de vie : l'automobile n'est plus un produit de luxe. En 1921, Citroën construit 10 000 voitures par an. En 1928, il en construit 400 par jour. Progressivement, l'automobile supplante les autres moyens de transport, fait disparaître les voitures à chevaux et transforme l'usage du train, d'abord dans les villes, puis dans les campagnes. En 1900, il n'y avait que 1800 automobiles en France. En 1913, il y a 45 000 voitures en France Aujourd'hui, 35 millions de véhicules en France.


LES TRANSPORTS COLLECTIFS

Les trains

En 1825, Stephenson ouvre la première ligne de chemin de fer en Angleterre. En 1837, la première voie ferrée est inaugurée en France (de Paris à St Germain en Laye).

Longueur du réseau ferré en France :

1831, 38 kms 1851, 3 010 kms 1871, 17 700 kms 1891, 36 600 kms 1911, 44 400 kms 2002, 32 682 kms

L'électrification du réseau au XX ème siècle. La ligne de chemin de fer Paris-Le Mans a été électrifiée en 1937.


LE PETIT TRAIN DE NOS COMMUNES AU DEBUT DU SIECLE

"LE TRAIN PATATES"

C'est en 1888, que le Conseil Général du Finistère décida la création de la ligne de chemin de fer d'intérêt local. Celle qui devait relier BREST à PLOUDALMEZEAU eut la priorité. Armand ROUSSEAU, futur gouverneur de l'Indochine et très attaché au LEON n'y fut sans doute pas étranger. Elle fut donc inaugurée la première en 1893 et motiva une grande fête dans le pays. Le succès fut énorme et chaque village voulut une gare pour profiter de ces nouvelles communications qui avaient vocation à la fois rurale et estivale. En 1905 on envisagea donc de prolonger la ligne de PORTSALL à PORSPODER en passant par LANDUNVEZ. Il fallut plusieurs années pour choisir entre deux solutions : contournement ou franchissement de la rivière de KERSAINT. La construction d'un viaduc apparaissait si intéressante que malgré de nombreuses difficultés (intempéries, financement, main d'œuvre.) on entreprit  la construction de cet ouvrage dont l'inauguration eut  lieu en 1913. Le terminus de ce petit train se situait près de la gare centrale de BREST. La ligne franchissait le boulevard Clemenceau (actuel !), longeait les fortifications, puis par la Porte Fautras et l'Allée Verte se dirigeait sur LAMBEZELLEC, contournait BOHARS, franchissait le plateau à GUILERS, passait par ST RENAN, suivait la vallée de l'ABER-ILDUT, poursuivait sur LANRIVOARE et PLOURIN avant d'arriver à PLOUDALMEZEAU et de continuer vers PORTSALL. Sur le territoire de LANDUNVEZ il y avait. 3 gares ! : Une à KERSAINT, une près du bourg et la dernière à ARGENTON. Le train gagnait ensuite PORSPODER en passant par « les  hauteurs ». Les voies étaient étroites. Les convois étaient tractés par des machines à vapeur et comptaient une dizaine de voitures dont au moins une de marchandises. Ils pouvaient également transporter chevaux, vaches et autres animaux. Jusqu'en 1930, 4 trains circulaient par jour et on mettait 1h50 pour effectuer le trajet BREST LANDUNVEZ. A partir de 1930, ce train fut concurrencé par les cars de la SATOS. On introduisit des autorails à essence. Progressivement dans les années 30, on supprima les services d'hiver, on allégea les liaisons de la semaine pour privilégier les trajets de dimanche et fêtes. le train du plaisir ! En 1931 se produisit un grave accident au passage à niveau de LANDUNVEZ. Un convoi percuta un car, l'accident fit un mort et quelques blessés. C'étaient des femmes qui faisaient fonction de chef de gare. Certaines sont demeurées longtemps des figures très populaires.   La  Compagnie des Chemins de Fer du Finistère cessa toute activité en 1935. Le tronçon PORTSALL - PORSPODER, dernier à être ouvert, fut le premier supprimé. Aujourd'hui le petit train demeure un souvenir d'enfance très attachant pour de nombreux anciens. Il avait certes beaucoup d'inconvénients, mais on regrette son allure tranquille qui permettait de profiter du paysage. Il jouit du prestige de la Belle Epoque et du charme mélancolique de ce qui n'est plus. Il nous en reste quelques bâtiments au profil « très ferroviaire » et ce pittoresque viaduc qui permet un raccourci si intéressant. pour ceux qui le connaissent !

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PETITE QUESTION !!!

Pourquoi roule-t-on à droite ? Lien titre

De nos jours, les véhicules roulent tous à droite sauf chez nos amis Anglophiles, les pays comme l'Angleterre, l'Irlande, l'Australie, le Japon... ! De tout temps, l'usage a voulu que l'on roule à gauche. En effet, de leur temps, les chevaliers portaient leur épée sur la gauche et voulaient pouvoir dégainer sans risquer de blesser le cheval lors de la bataille. En France, les diligences étaient attelées sans cocher. Elles étaient dirigées par des postillons montés sur le cheval de gauche. Ceux-ci préféraient garder le cheval qu'ils ne montaient pas sous le contrôle de leur bras le plus fort, c'est-à-dire le droit. Afin de ne pas être écrasé entre le bas-côté et l'attelage en cas de chavirement, il était donc nécessaire qu'ils roulent sur le côté droit de la route. Pour en revenir à notre notre sens de circulation à droite, le fin stratège qu’était Napoléon pensait qu’il serait mieux d’attaquer par la droite pour jouer l’effet de surprise (tous les autres avant lui avaient très souvent attaqué par la gauche). Sa technique ayant permis à plusieurs reprises de battre les Autrichiens (mais jamais les Anglais), il décida d’imposer le sens de circulation à droite à tous les pays colonisés lors de ces grandes batailles européennes pour affirmer sa supériorité. Napoléon édicta une loi qui est appliquée depuis 1851.